MATHIEU BONARDET

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The Brutalist Ideal, 2017
Replis, 2016
Forces contraires, 2015
Cartographies intimes, 2015
Rien d'autre que... , 2015
La légende des... , 2014
Ruptures , 2014
Dans ma cellule... , 2014
Art protects , 2013
DNSAP (Ruptures), 2013
hasard d'ensembles, 2013
21 x 29,7, 2012
Palindromes, 2011
Comme elle vient, 2011
Open Studio, 2011
DNAP, 2011


galerie jean brolly

Ruptures < >

2013 Ruptures, exposition de diplôme le 20.05 et 21.05 à l'École nationale supérieure des beaux-arts - ENSBA (Paris)

Ruptures, 2013,
visuel de l'exposition

Ruptures, 2013,
vue d'exposition

Sans titre (en allegro), 2013,
vidéo, 7’45’’ et 564 captures vidéo

Ligne(s), 2011,
vidéo, 5'

Ruptures, 2013,
vue d'ensemble

Ruptures, 2013,
vue d'ensemble

Sans titre, 2013,
mine graphite sur papier marouflé sur bois, (8x) 210 x 65 cm

Sans titre, 2013,
détail

Ruptures, 2013,
vue d'ensemble

Faille, 2013,
mine graphite sur papier marouflé sur bois, 180 x 180 cm

Sans titre, 2013,
mine graphite sur papier marouflé sur bois, 80 x 80 cm et vidéo, 20'

Sans titre (polyptyque pour ligne d'horizon II), 2013,
mine graphite sur papier marouflé sur bois, 250 x 85 x 85 cm

Sans titre, 2012,
poudre de graphite sur papier marouflé sur bois, 90 x 90 cm

Dessin de projet, 2013,
mine graphite et poudre de graphite, 56 x 76 cm

Recherches, 2011-2013

Recherches, 2011-2013
Sans titre (fracture), 2011,
Cercle(s), 28'

Recherches, 2011-2013
Sans titre (fracture), 2012,
vidéo sans son, 6'50''

 

Ruptures

Derrière la rigueur formelle, il y a le travail d’un corps patient qui empreint son support à saturation. Cette implication physique frénétique du corps produit pourtant des formes simples, minimales. Si cette mécanique emballée du corps ne déborde pas le support, c’est qu’avant le moment de sa production, la pièce préexiste sous la forme d’une photographie mentale, qui contraint et resserre le dessin à venir. La frénésie du geste produit un dessin contenu, bridé par une pensée de l’espace qui lui assigne des limites.
Quant aux traits, ils se font traces et chaque marque déposée par le crayon devient résidu de l’action : ces dessins conservent le geste et son absurde répétition.

Dans l’interférence et la confusion de ces gestes qui sont autant d’expériences de l’instant, une terre initiale se révèle : cette évocation du paysage transparaît dans la représentation de ses forces et non dans l’apparence de la nature. La notion de paysage est réduite à un rapport entre l’homme et l’espace.

Ces actes témoignent, malgré la force qui se dégage du mouvement, d’une certaine impuissance.

(mai 2013)

 

École nationale supérieure des beaux-arts, 14 rue Bonaparte 75006 Paris // ENSBA