MATHIEU BONARDET

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The Brutalist Ideal, 2017
Replis, 2016
Forces contraires, 2015
Cartographies intimes, 2015
Rien d'autre que... , 2015
La légende des... , 2014
Ruptures , 2014
Dans ma cellule... , 2014
Art protects , 2013
DNSAP (Ruptures), 2013
hasard d'ensembles, 2013
21 x 29,7, 2012
Palindromes, 2011
Comme elle vient, 2011
Open Studio, 2011
DNAP, 2011


galerie jean brolly

La Légende des Origines < >

2014 La Légende des Origines, exposition collective avec Mathieu Bonardet, Jennifer Douzenel, Atsunobu Kohira, Stéphanie Lagarde, Pia Rondé & Fabien Saleil, Clio Simon sur une proposition de Léa Bismuth, du 04.12.2014 au 31.01.2015 à la galerie Maubert (Paris)

La Légende des Origines, 2014,
visuel de l'exposition © Clio Simon

La légende des Origines, 2014,
vue de l'exposition

Interstice II, 2014,
structure en bois, mine graphite et néon, dimensions variables

Interstice II, 2014,
structure en bois, mine graphite et néon, dimensions variables

Interstice II, 2014,
détail

Interstice II, 2014,
détail

Sans titre, 2014,
mine graphite sur papier, 65 x 160 x 7 cm

Sans titre, 2014,
mine graphite sur papier, 65 x 160 x 7 cm

Sans titre, 2014,
mine graphite sur papier, 65 x 160 x 7 cm

La légende des Origines, 2014,
vue d'ensemble

La légende des Origines, 2014,
vue d'ensemble

 

La Légende des Origines
Visite virtuelle de l'exposition : sisso.fr/vv/maubert

« L’homme seul dans la grotte a regardé
dans le bruit
dans le bruit de la mer
l’immensité des choses
Et il a crié »

Marguerite Duras, Les Mains Négatives

Cette exposition s’est d’abord imposée par son titre, comme une musique à composer: La Légende des origines. Une histoire à écrire, à inventer, à fantasmer par fragments et zones blanches. A travers des pays et des mondes. Grâce à des gestes, des danses, des lignes tracées, des signaux, des langages, des mélodies et des brumes.

Et, Marguerite Duras restera en filigrane — ses Mains négatives, le texte puis le film du même nom; poème à la gloire du premier homme ayant porté ses mains sur les parois des grottes, pour souffler ses couleurs et laisser une trace. Puis, cet homme dont elle parle, dans sa solitude de granit, est aussi celui qui regarde le monde, qui sait désormais qu’il a créé un sillage, seul capable d’avancer vers la mer, vers l’inconnu dans sa vastitude. Sa solitude primordiale est ce qui le pousse à s’exprimer, à crier parce qu’il ne peut pas faire autrement. Et la rationalisation de ce cri permettra le langage. Mais, restons encore dans cet état originel, dans cette solitude qui devient un appel à l’amour, à travers les milliers d’années, en une communication sourde entre les éléments.

Ici, nous serons témoins de la survenue d’un geste et d’une langue primordiales, comme les deux modalités d’un même rapport au monde qui se donne sans se donner. Et les artistes de l’exposition — qu’ils utilisent le son, la voix, le graphite, le souffle, le verre, l’image filmée, la photographie ou l’installation — saisissent des bribes d’immensité, des paysages d’une nature lointaine et sauvage, brumeuse ou sismique, au Chili, en Thaïlande ou au Kirghizstan, à moins qu’ils ne se contentent de suggérer une vie intérieure et secrète.

Léa Bismuth

 

Galerie Maubert, 20 rue Saint-Gilles 75003 Paris // www.galeriemaubert.com